
Structure indépendante de recherche scientifique et médicale, dirigée par des vétérinaires passionnés par la faune sauvage, cette association se propose notamment d'étudier et d'évaluer les risques sanitaires liés à l'existence, chez les animaux vivant en liberté, de nombreuses maladies transmissibles à l'homme.
A l'heure où l'on se préoccupe autant de la " sécurité sanitaire " dans tous les domaines ( alimentation, médicaments, environnement... ), il nous a semblé utile et nécessaire de créer une association autonome, entièrement dédiée à la surveillance de certaines affections animales pouvant constituer un danger pour notre propre espèce.
Toujours plus avide de renouer des liens avec la nature, l'homme doit en effet connaître les risques sanitaires auxquels il s'expose et pouvoir les prévenir. Aussi un travail d'investigation et d'information est-il aujourd'hui indispensable, de nombreuses maladies méconnues émergeant actuellement, telles certaines arboviroses ( maladies virales véhiculées par les arthropodes ) et quelques rickettsioses récemment découvertes transmises par l'intermédiaire des tiques !
Nombre de ces pathologies, jusqu'à présent inconnues dans certaines régions, y font leur surprenante apparition pour des raisons diverses : réchauffement climatique; adaptation constante des différents agents pathogènes à de nouvelles conditions d'environnement; adaptation d'un parasite à un nouvel hôte; réintroduction d'espèces protégées sans accompagnement sanitaire; apport d'agents infectieux exotiques associé à l'intensification de nos propres déplacements sur de longues distances..., et de ceux non négligeables du gibier d'importation; etc. !
Dresser un inventaire exhaustif de toutes les maladies frappant nos amies les bêtes et susceptibles de contaminer l'homme constituerait néanmoins une gageure : il en existe plusieurs centaines !
Le G.E.I.S.S.FA. s'est pour sa part donné comme mission de s'attaquer essentiellement aux problèmes qui ne sont hélas pas suffisamment pris en compte par nos institutions gouvernementales, pour des raisons budgétaires ou parce que d'autres sujets d'inquiétude occupent le devant de la scène ( influenza aviaire, West Nile, etc. ). L'hypothèse d'une pandémie liée au passage éventuel de la grippe aviaire à l'homme mobilise encore, à juste titre, une grosse partie des ressources matérielles et humaines. Qu'adviendrait-il en effet si ce virus H5N1 Hautement Pathogène se recombinait malencontreusement avec celui de la "nouvelle" grippe A ( H1N1 ) ?
Imaginons un moment l'ampleur de la catastrophe sanitaire ( authentique cette fois-ci ) qui résulterait de la rencontre ( chez le porc par exemple ) d'un premier virus difficilement transmissible mais excessivement pathogène et d'un second beaucoup moins dangereux mais extrêmement contagieux...
Les conséquences d'un tel réassortiment, monstrueux mais envisageable, pourraient être véritablement effroyables !
Notre tâche n'en est pas moins considérable et plusieurs programmes de recherche ont-ils d'ores et déjà été sélectionnés ou sont en cours d'exécution, tels, à titre de simples exemples :
- les nombreuses maladies, anciennes ou émergentes, propagées par les tiques ou par d'autres arthropodes et sévissant de manière endémique au sein d'une partie importante de la faune sauvage de régions déterminées ;
- les investigations au niveau des cervidés pour la recherche de l'anaplasmose à Anaplasma phagocytophilum, également transmise par les tiques, et responsable chez l'homme de l'ehrlichiose granulocytaire ;
- le suivi sanitaire des ours bruns issus des opérations de réintroduction depuis la Slovénie ;
- l'impact du lynx et du chat sauvage concernant la toxoplasmose ;
- l'impact du loup sur la propagation de l'échinococcose alvéolaire ;
- l'émergence ( ou la ré-émergence ) de différentes mycoplasmoses pouvant être présentes au sein de la faune sauvage...